Nadia Likhogrud : J’arrive dans le Marais, Paris

Photo: Grégory Copitet

Pendant trois jours à la fin du mois de mai, un espace de la rue Chapon est devenu une scène discrète pour les figures en terre cuite de Nadia Likhogrud. Organisée par la Galerie Merman dans le Marais du 29 au 31 mai, J’arrive marquait la première exposition parisienne de l’artiste, originaire de Moscou et installée à Londres.

Likhogrud travaille la céramique et la sculpture, en s’intéressant aux petits gestes par lesquels une personne se révèle, se cache ou se compose. Dans J’arrive, ces gestes apparaissaient comme des fragments intimes du quotidien : une figure avec un téléphone, un corps saisi au moment de s’habiller, une main près des cheveux, un rideau que l’on ouvre.

Photo: Grégory Copitet

L’exposition mettait en dialogue des habitudes contemporaines avec une histoire plus ancienne de la sculpture figurative. La chaleur de la terre, les formes compactes et les références aux figurines antiques donnaient aux œuvres une dimension presque archéologique, comme si les rituels privés d’aujourd’hui étaient déjà devenus des artefacts.

Basée à Londres, Likhogrud a étudié la sculpture dans l’atelier d’Alexander Rukavishnikov et a suivi le programme d’art contemporain des Ateliers libres du MMOMA. Son travail a été présenté à l’international, notamment au Musée d’art moderne de Moscou, à la Tonka Gallery et à la Haus am Lützowplatz.

Photo: Grégory Copitet

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